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Légitimité

Subsidiarité et légitimité

Le 29 octobre dernier, j’ai participé à la journée d’études “le défi de la subsidiarité en entreprise” organisé à l’IPC (cf. programme).

Ce fut une journée enrichissante (qui m’a donné 2 ou 3 idées d’articles – ou au moins de billets – à rédiger) au cours de laquelle j’ai présenté mes travaux sur les liens entre la subsidiarité et la légitimité.

Pour faire simple, à partir du matériau de recherche de ma thèse (particulièrement riche), j’ai étudié la subsidiarité vécue par les praticiens et celle qu’ils mettent en œuvre. En m’appuyant sur les réponses à quelques questions, j’en suis venu à découvrir 8 éléments qui s’opposaient à cette mise en œuvre. Ce sont, sans ordre d’importance :

– l’ignorance de ce que fait le subordonné ;

– la focalisation du supérieur hiérarchique sur un problème unique ;

– la méfiance qui dénie au collaborateur toute capacité à bien faire ;

– la volonté centralisatrice qui se traduit par l’occultation de ce que sait faire le collaborateur puisque le centralisateur le ferait mieux ;

– la délégation abusive de responsabilités ;

– la croyance que le collaborateur est insuffisamment formé ;

– la croyance que le collaborateur connaît mal son métier ;

– la faible capacité d’initiative ou d’improvisation qu’on estime être celle du subordonné.

En confrontant ces 8 obstacles aux 4 piliers de la légitimité selon Eraly que sont le savoir, le devoir, la vouloir et le pouvoir (Eraly, 2015), à savoir ces obstacles nuisent-ils à la construction de l’un ou l’autre de ces piliers, j’en arrive à la conclusion que la mise en œuvre de la subsidiarité est une condition nécessaire, mais non suffisante à la construction de la légitimité.

Le support de ma présentation est disponible via ce lien.

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